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Les publicités pour les produits de beauté « éclaircissants » seront désormais interdites au Burkina Faso. Dans ce pays où s'éclaircir la peau est devenu un véritable phénomène de société, le Conseil Supérieur de la Communication entend limiter cette réalité et prendre des mesures concrètes. Car ces crèmes qui dépigmentent l'épiderme, au premier abord inoffensives, peuvent entraîner de graves conséquences pour la peau si elles sont utilisées abondamment.
Matraquage publicitaire productif. Le désir de ces femmes, de se rapprocher des exigences esthétiques du moment, fait les choux gras de nombreuses entreprises cosmétiques qui se font de l'argent sur leur peau. « Toutes ces enseignes tirent profit de la couverture médiatique que peut offrir la télévision. La publicité influence les femmes. C'est l'un des facteurs de cette utilisation abusive de produits de beauté dangereux, indique Luc Adolphe Tiao. C'est aussi, pour toutes ces firmes, un moyen de s'enrichir. Les pays étrangers, comme les Etats-Unis, déversent leurs produits en Afrique. C'est une honte. »
« Ces publicités sont dégradantes pour la femme. Elles transmettent un message qui porte atteinte à sa personne. Plus une femme à la peau claire, plus elle est censée plaire aux hommes. C'est un critère esthétique ancré dans les m½urs au Burkina. Ces spots donnent de mauvaises habitudes aux femmes », souligne le ministère de la Protection de la femme du Burkina. « C'est un problème social et culturel qui renvoie au complexe de la femme noire. Elle voudrait inconsciemment ressembler à une occidentale. Alors qu'elle devrait être fière de sa carnation, elle l'a nie en se décapant la peau. Elle rejette ce qu'elle est et c'est en cela que ces produits portent atteinte à sa dignité », souligne Luc Adolphe Tiao.
Comme l'explique le président du CSC, les hommes contribuent aussi à attiser cette fièvre de la peau blanche en demandant à leur femme d'utiliser ces produits. Des raisons sociales et économiques poussent aussi ces femmes à se badigeonner corps et visage. « Le célibat est vécu comme un drame. Le mariage est primordial. Résultat : les femmes font tout pour se rendre désirables en vue de trouver un mari. Elle sont prêtes à faire le sacrifice de leur peau », développe Mariam Lamizana, présidente de l'association la Voix de la femme au Burkina.
« Ces crèmes enlèvent le teint et laissent des taches », poursuit le ministère de la Protection des Femmes du Burkina Faso. Amincissement de la peau, problèmes de cicatrisations, lésions locales, hyperpilosité, acnés, autant de complications auxquelles s'exposent ces femmes. Plus grave encore : « Ces cosmétiques peuvent provoquer des brûlures, souligne le président du CSC. Pour certaines femmes qui en ont appliqué avec trop de vigueur, elles ne peuvent plus se mettre au soleil ». Selon Mariam Lamizana, « ces produits contiendraient des substances cancérigènes et pourraient engendrer de graves maladies comme par exemple le diabète. Des applications fréquentes et sans modérations pourraient même entraîner la mort. »
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Les publicités pour les produits de beauté « éclaircissants » seront désormais interdites au Burkina Faso. Dans ce pays où s'éclaircir la peau est devenu un véritable phénomène de société, le Conseil Supérieur de la Communication entend limiter cette réalité et prendre des mesures concrètes. Car ces crèmes qui dépigmentent l'épiderme, au premier abord inoffensives, peuvent entraîner de graves conséquences pour la peau si elles sont utilisées abondamment.
Matraquage publicitaire productif. Le désir de ces femmes, de se rapprocher des exigences esthétiques du moment, fait les choux gras de nombreuses entreprises cosmétiques qui se font de l'argent sur leur peau. « Toutes ces enseignes tirent profit de la couverture médiatique que peut offrir la télévision. La publicité influence les femmes. C'est l'un des facteurs de cette utilisation abusive de produits de beauté dangereux, indique Luc Adolphe Tiao. C'est aussi, pour toutes ces firmes, un moyen de s'enrichir. Les pays étrangers, comme les Etats-Unis, déversent leurs produits en Afrique. C'est une honte. »
« Ces publicités sont dégradantes pour la femme. Elles transmettent un message qui porte atteinte à sa personne. Plus une femme à la peau claire, plus elle est censée plaire aux hommes. C'est un critère esthétique ancré dans les m½urs au Burkina. Ces spots donnent de mauvaises habitudes aux femmes », souligne le ministère de la Protection de la femme du Burkina. « C'est un problème social et culturel qui renvoie au complexe de la femme noire. Elle voudrait inconsciemment ressembler à une occidentale. Alors qu'elle devrait être fière de sa carnation, elle l'a nie en se décapant la peau. Elle rejette ce qu'elle est et c'est en cela que ces produits portent atteinte à sa dignité », souligne Luc Adolphe Tiao.
Comme l'explique le président du CSC, les hommes contribuent aussi à attiser cette fièvre de la peau blanche en demandant à leur femme d'utiliser ces produits. Des raisons sociales et économiques poussent aussi ces femmes à se badigeonner corps et visage. « Le célibat est vécu comme un drame. Le mariage est primordial. Résultat : les femmes font tout pour se rendre désirables en vue de trouver un mari. Elle sont prêtes à faire le sacrifice de leur peau », développe Mariam Lamizana, présidente de l'association la Voix de la femme au Burkina.
« Ces crèmes enlèvent le teint et laissent des taches », poursuit le ministère de la Protection des Femmes du Burkina Faso. Amincissement de la peau, problèmes de cicatrisations, lésions locales, hyperpilosité, acnés, autant de complications auxquelles s'exposent ces femmes. Plus grave encore : « Ces cosmétiques peuvent provoquer des brûlures, souligne le président du CSC. Pour certaines femmes qui en ont appliqué avec trop de vigueur, elles ne peuvent plus se mettre au soleil ». Selon Mariam Lamizana, « ces produits contiendraient des substances cancérigènes et pourraient engendrer de graves maladies comme par exemple le diabète. Des applications fréquentes et sans modérations pourraient même entraîner la mort. »
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